Graphothérapie


"Apprendre à écrire modèle le cerveau, favorise l'apprentissage de la lecture et de l'orthographe, l'habileté manuelle, la concentration."

(F. Estienne, prof. UCLouvain, in Préface de "Evaluation des difficultés d'apprentissage de l'écriture chez l'enfant", Dir° A. Gavazzi-Eloy, De Bock-Solal, 2014)


S'il est vrai que nous écrivons de moins en moins à la main, l'écriture manuscrite possède de nombreux atouts qui lui promettent encore un bel avenir.


Ecrire nous permet de garder une trace, de communiquer, de dire qui nous sommes (chaque écriture est unique et évolue tout au long de la vie), de construire et structurer notre pensée, d'exprimer notre créativité. Elle est aussi indispensable à tout apprentissage.


L'enfant dysgraphique est handicapé par son écriture. Ne parvenant pas à automatiser son geste (mouvement) graphique, il est obligé de se concentrer sur la formation de chaque lettre, au détriment du sens de ce qu'il écrit, mais aussi de l'orthographe, de la conjugaison et de la grammaire.


Les causes sont fonctionnelles ou réactionnelles.  

  • Fonctionnelles : les pré-requis sont défaillants (mauvaises habitudes motrices, tenue du stylo, posture, motricité fine fragile, acquisition imparfaite du ductus (sens de formation des lettres), etc.).
  • Réactionnelles: le tempérament de l'enfant, ou un événement traumatique peuvent influer sur son écriture.


La graphothérapie ne consiste pas à "faire des lignes", mais bien, par une série d'exercices spécifiques, à intégrer ou restaurer les gestes graphiques qui permettront à l'enfant de passer de la graphomotricité (dessin de lettres vues comme des formes) à la motricité de l'écriture (l'enfant ne dessine plus, il écrit avec souplesse et sens).


La graphothérapie est au trouble de l'écriture (dysgraphie) ce que la logopédie est aux troubles du langage ou de la lecture, alors n'hésitez pas!



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